Le lever du rideau, 1961

Julliard, 1961, 1973

Julliard, 1961, 1973

Le lever de rideau

Les premiers mots

La maison était grande et délabrée, mal tenue aussi, avec des coins de mystère. Les conduites d’eau gémissaient, le long des couloirs les courants d’air chassaient des troupeaux d’ombres dont il convenait de se défier.
Diane s’accroupit dans le tournant de l’escalier où elle pouvait voir sans être vue. À travers le fer forgé de la rampe, son regard plongea dans le salon. Elle aperçut sa mère, qui était la plus belle femme du monde, et assis en face d’elle un homme au teint olivâtre, avec une mince moustache noire. Il portait une grosse bague en or, une pochette violacée et, à ses pieds, des souliers comme des soleils.
— Annette fait très bien la cuisine, dit-il en grasseyant.

A propos de…

Ça, c’est un livre !

Picasso, 1961

Vous avez écrit un petit chef d’œuvre.

René Julliard à Vladimir Pozner, 1961

Le plus exquis, le plus lisse, le plus beau des romans français de l’année.

Claude Roy, Libération, 1961

Diane connaît tous les rouages des grandes personnes et suit le chemin de leurs souffrances pas à pas.

Christiane Rochefort, Arts, 1961

Un chef-d’œuvre, dans la ligne sobre et nerveuse de la grande nouvelle psychologique française.

Jean Mistler, L’Aurore, 1961