novembre, 2005

Le Mors aux dents de Vladimir Pozner,

Le Mors aux dents de Vladimir Poznerréédité à l’occasion du centenaire de l’écrivain (Babel / Actes Sud)

En 2005, le centenaire de l’écrivain Vladimir Pozner (1905-1992) a été marqué par des événements de premier plan. Au mois de février, un colloque de deux jours a réuni à la Maison des écrivains (rue de Verneuil, Paris) de nombreux intervenants, parmi lesquels Jorge Semprun, Christian Bourgois, Jack Ralite, Pierre-Jean Rémy, Jean-Pierre Faye… Et au printemps dernier, France Culture lui a consacré une belle émission (« Vladimir Pozner – Sur les traces de Volodia », 2 heures réalisées par C. Pont-Humbert et diffusées le 14 mai).

Aujourd’hui, Actes Sud réédite Le Mors aux dents dans sa collection de poche Babel. Un livre flamboyant, plein d’ombre et d’espoir. Un livre paru pour la première fois en 1937 – époque troublée –, et qui n’a rien perdu de son actualité.
Jorge Semprun déclarait récemment : « C’est le premier livre de Pozner que j’aie lu. J’avais 16 ans, et je ne sais par quel hasard quelqu’un m’a fait lire ce livre. Je n’ai connu Pozner que 12 ans plus tard, après la Seconde Guerre mondiale. Mais ce livre-là m’est resté comme une révélation. »

Le Mors aux dents :
http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/le-mors-aux-dents

Pozner chez Actes Sud :
http://www.actes-sud.fr/contributeurs/pozner-vladimir

En quatrième de couverture…

Au lendemain de la révolution d’Octobre 1917, le baron Ungern s’insurge contre le pouvoir soviétique. Il prend les armes, réunit des partisans, chasse la garnison chinoise d’Ourga, conquiert la Mongolie et s’avance vers Pékin avec un seul but : reconstituer l’empire de Gengis Khan, quitte à torturer et à massacrer des milliers d’hommes.
Même parmi ceux qui l’ont côtoyé, peu le connaissent : est-ce un fou sanguinaire, un militaire ambitieux, un bouddhiste convaincu ou un aristocrate courtois ? Le « baron sanglant », personnage authentique et insaisissable, semble appartenir à la légende. Seul un romancier d’exception pouvait relater sa grandiose et dérisoire épopée. Vladimir Pozner en retrace les étapes sur un rythme étourdissant, avec cette écriture âpre et rapide qui assura au Mors aux dents – dès sa première publication, en 1937 – un succès qui ne devait pas se démentir.

Né en 1905 à Paris, de parents russes immigrés, Vladimir Pozner s’est rendu célèbre par ses romans novateurs (Les Etats-Désunis, Deuil en 24 heures, Le Lieu du supplice…). Il est mort à Paris en 1992. Cet écrivain, dont la publication dans la collection Babel marque le centenaire, côtoya les plus grands et fut notamment salué par Blaise Cendrars, André Breton, Dashiell Hammett ou Claude Roy, qui écrivait : Le Mors aux dents, cette épopée infernale, ce livre sang et steppe ! »

Vladimir Pozner, Le Mors aux dents
Actes Sud / Babel n° 711