Un pays de barbelés (Dans les camps de réfugiés espagnols en France, 1939), 2020 (posth.), en librairie

Editions Claire Paulhan, 2020, en librairie
http://www.clairepaulhan.com/auteurs/vladimir_pozner.html

Le 23 mars 1939, l’Ă©crivain, journaliste et militant antifasciste Vladimir Pozner arrive Ă  Perpignan. MissionnĂ© par le ComitĂ© d’accueil aux intellectuels espagnols, il s’apprĂȘte Ă  sillonner la rĂ©gion durant deux mois, afin de sortir des camps, Ă©rigĂ©s Ă  la hĂąte par l’administration française, les intellectuels qui y sont internĂ©s : “J’avais louĂ© Ă  Perpignan une Ă©choppe d’artisan abandonnĂ©e qui me servait de bureau lorsque je ne courais pas le pays. InstallĂ© sur un tabouret devant une machine Ă  Ă©crire posĂ©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© d’un Ă©tabli, je rĂ©digeais de longs rapports, heureux lorsque je rĂ©ussissais Ă  retrouver derriĂšre les barbelĂ©s un Espagnol dont Paris m’avait envoyĂ© le nom, plus encore lorsque je parvenais Ă  le faire libĂ©rer.”

Notes prises sur le terrain, lettres, tĂ©moignages, coupures de presse, cartes postales et photographies, tous documents d’Ă©poque conservĂ©s par l’Ă©crivain, ainsi que les reportages choc qu’il a publiĂ©s alors pour alerter l’opinion, constituent la matiĂšre premiĂšre de ce livre inĂ©dit, en forme de puzzle documentaire. En 1965, Pozner allait publier un roman sur le mĂȘme thĂšme : Espagne premier amour.

Pour commander Un pays de barbelés : http://www.clairepaulhan.com/auteurs/vladimir_pozner.html

Vient de paraĂźtre !

Vladimir Pozner

Un pays de barbelés

(Dans les camps de réfugiés espagnols en France, 1939)

En 1939, la guerre d’Espagne s’achĂšve par la dĂ©route des RĂ©publicains. Ceux qui Ă©chappent aux troupes franquistes passent les PyrĂ©nĂ©es pour se rĂ©fugier en France. Au beau pays de la libertĂ©, ils sont reçus par les gendarmes, enfermĂ©s dans des camps, parquĂ©s sur des plages, encerclĂ©s par des barbelĂ©s. Vladimir Pozner est envoyĂ© sur place par un ComitĂ© d’accueil pour tenter de faire libĂ©rer des prisonniers.
Il va de camp en camp, flatte les officiers, intrigue, fait valoir ses relations, use d’humour, d’intelligence et d’énergie. Il rencontre les Espagnols, qui manquent de tout, sauf d’un extraordinaire savoir-vivre. Il leur apporte des couvertures, des cigarettes, des souliers, des brosses Ă  dents, ce qu’il peut. Cependant, il reste l’écrivain qu’il est toujours, mais on le dĂ©couvre entre deux livres, agissant le jour et prenant des notes la nuit, rĂ©digeant des articles oĂč il dĂ©nonce avec violence et drĂŽlerie le scandale qu’il a sous les yeux, prenant des photos pour illustrer ses reportages, rĂ©unissant tout un matĂ©riel documentaire, qui pourrait lui servir plus tard. Et en effet, beaucoup plus tard, marquĂ© au coeur comme tant d’autres, il n’oubliera jamais ce drame, qu’il racontera dans son roman Espagne premier amour.
De cette intense activitĂ©, Pozner a tout rapportĂ©, ses carnets, ses images, sa correspondance, ses manuscrits, une foule d’inĂ©dits, d’originaux qui donnent Ă  voir sous un angle original, unique, ce vaste drame qui s’est dĂ©roulĂ© Ă  la frontiĂšre espagnole, dans le Sud-Ouest de la France, Ă  la veille de la DeuxiĂšme Guerre mondiale. Ces documents, il les a longtemps conservĂ©s dans un carton, au fond d’un grenier. Ils sont Ă  prĂ©sent publiĂ©s sous le titre Un pays de barbelĂ©s, par les Editions Claire Paulhan.

Pour commander Un pays de barbelés : http://www.clairepaulhan.com/auteurs/vladimir_pozner.html